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N°
19
du
9
Mai 2002 |
ADAPTATION
ET INTÉGRATION SCOLAIRES
Les dispositifs de l'adaptation et de
l'intégration scolaires dans le premier degré
CIRCULAIRE N°2002-113
DU 30-4-2002
NOR
: MENE0201158C RLR : 501-5
MEN - DESCO MES - DGAS
Texte
adressé aux préfètes et préfets de région ; aux rectrices et
recteurs d'académie ; aux directrices et directeurs régionaux des
affaires sanitaires et sociales, aux préfètes et préfets de
départements, aux inspectrices et inspecteurs d'académie,
directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation
nationale ; aux directrices et directeurs départementaux des affaires
sanitaires et sociales
Dix
ans après la publication des circulaires organisant les réseaux
d'aides spécialisées aux élèves en difficulté et les classes
d'intégration scolaires, il apparaît utile de conforter les
orientations initiales en les actualisant et de clarifier les
complémentarités des deux dispositifs.
I - Scolariser
tous les élèves : le cadre privilégié du projet d'école
Pour
permettre à chaque élève de tirer le meilleur profit de sa
scolarité, il est nécessaire de diversifier les démarches
pédagogiques et éducatives. Le projet d'école constitue un cadre
privilégié pour proposer des réponses aux besoins divers que
présentent les élèves. Il définit "les modalités
particulières de mise en œuvre des objectifs et des programmes
nationaux" et prévoit les dispositifs par lesquels l'équipe
pédagogique se propose d'adapter l'enseignement à la diversité des
élèves et de suivre leurs parcours individuels, dans la perspective
pluriannuelle instituée par les cycles pédagogiques.
Chaque enseignant assume au sein de la classe la responsabilité
pédagogique à l'égard de chacun de ses élèves. Le fonctionnement
de l'équipe éducative à laquelle il appartient permet de construire
de nouvelles réponses aux besoins particuliers de certains enfants,
au travers d'activités organisées collectivement incluant, si
nécessaire, les interventions des personnels spécialisés.
Dans tous les cas, la différenciation n'a pas pour objet de réduire
les exigences en termes d'apprentissages ou de compétences à
maîtriser, mais elle permet de diversifier les voies d'accès, de
favoriser selon les cas le soutien ou l'approfondissement.
Les démarches pédagogiques mises en œuvre dans le cadre du projet
d'école ont, notamment, une finalité de prévention. Elles tendent
à éviter que des différences d'intérêt ou de maturité ne
génèrent des difficultés scolaires, en autorisant la
diversification des contextes et des situations d'apprentissage. Elles
valent pour tous les élèves permettant également à certains
d'entre eux de se voir proposer des situations d'apprentissage
complexes, entretenant leur motivation pour les apprentissages
scolaires. Elles permettent aux équipes pédagogiques de mieux
connaître les élèves pour ajuster, en fonction de leurs besoins et
de leurs acquis, la durée des cycles, aussi bien pour la réduire que
pour la prolonger.
Si nécessaires soient ces démarches, elles peuvent ne pas suffire
pour certains élèves dont la situation nécessite une attention plus
soutenue, soit parce qu'ils présentent des difficultés marquées,
exigeant une analyse approfondie et un accompagnement spécifique,
soit parce qu'ils expriment des besoins particuliers, en relation avec
une déficience sensorielle ou motrice ou avec des atteintes
d'origines diverses perturbant leur fonctionnement mental.
C'est pour répondre aux besoins de ces élèves qu'ont été créés,
d'une part, les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en
difficulté, d'autre part, les classes d'intégration scolaire. Ces
dispositifs permettent de mobiliser dans l'école des ressources
spécifiques. Néanmoins, ces ressources n'ont d'efficacité que si
elles sont incluses dans le projet d'école qui assure la cohérence
des interventions effectuées par les personnels spécialisés avec
l'ensemble des actions pédagogiques conduites au sein de l'école.
II - Le réseau d'aides
spécialisées aux élèves en difficulté : prévenir les
difficultés durables d'apprentissage, aider à leur dépassement
La difficulté est inhérente au processus même d'apprentissage et
requiert, en premier lieu, des réponses dans l'action pédagogique
conduite par l'enseignant dans sa classe, complétées par les
activités organisées au sein du cycle.
Toutefois, dès l'école maternelle, certains élèves attirent
l'attention des enseignants car leurs attitudes face à l'activité
scolaire, leur manière de répondre aux consignes, leur mode
d'adaptation à la vie collective sont révélatrices de difficultés
susceptibles de grever leur avenir scolaire. À l'école élémentaire
également, certains élèves manifestent des écarts importants par
rapport aux attentes des enseignants. Leurs difficultés sont telles
qu'elles perturbent gravement les apprentissages scolaires et exigent
une analyse approfondie permettant de déterminer les formes d'aides
les plus adaptées.
Le réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED)
constitue un dispositif-ressource complémentaire pour accroître les
possibilités des équipes pédagogiques de mettre en œuvre une différenciation
des réponses pédagogiques adaptée à la variété des besoins des
élèves. Un travail collectif mieux organisé doit favoriser une
meilleure efficacité globale.
Les principales caractéristiques des aides spécialisées définies
dès 1990 restent valables ; c'est ainsi que :
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les
aides spécialisées s'insèrent dans l'ensemble des actions de
prévention et de remédiation mises en place par les équipes
pédagogiques auxquelles elles ne se substituent en aucune
manière, cette articulation requérant une concertation et des
collaborations régulières ;
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les
aides spécialisées sont adaptées aux situations particulières
; |
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les
interventions se font à l'école, à la différence
d'interventions de services ou de professionnels auxquels les
familles sont invitées à s'adresser lorsqu'une prise en charge
extérieure à l'école semble plus opportune ;
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les
effets des aides spécialisées, comme de toute intervention en
milieu scolaire, sont évalués. |
II.1
Deux missions pour les personnels des RASED
Le dispositif d'aides spécialisées contribue à assurer,
avec les équipes pédagogiques, d'une part, la prévention des
difficultés préjudiciables à la progression dans le cursus scolaire
ou à une bonne insertion dans la vie collective et, d'autre part, la
remédiation quand des difficultés s'avèrent durables et se
traduisent par des écarts d'acquisition nets avec les acquisitions
attendues ou par un défaut durable d'adaptation à l'école et à son
fonctionnement particulier.
Il accompagne et complète les mesures prises par le maître de la
classe et l'équipe pédagogique, mesures qu'il a pu contribuer à
définir dans certains cas.
La
prévention
Elle consiste en un ensemble de démarches qui visent à
éviter l'apparition d'une difficulté, son installation ou son
amplification.
Dans les apprentissages, il est normal que tout enfant rencontre des
difficultés passagères, que la compréhension d'une notion ou la
maîtrise de savoir-faire nouveaux ne soient pas immédiates et cette
situation ne doit pas systématiquement inquiéter même si elle
requiert, et sans délai, un ajustement de l'action pédagogique.
Ainsi, la prévention s'inscrit dans le cadre des obligations
professionnelles du maître. Celui-ci doit être particulièrement
attentif à la situation des enfants nés dans le dernier tiers de
l'année civile dont la "maturité" peut être un peu
insuffisante pour qu'ils affrontent les mêmes obstacles, au même
moment, avec les mêmes chances de réussite que leurs camarades plus
âgés. C'est d'autant plus vrai que les enfants sont plus jeunes.
Pour ces enfants, il convient parfois simplement de décaler certaines
exigences sans renoncer aux activités préalables qui favoriseront
l'entrée dans les apprentissages requis.
La prévention s'exerce à tout moment de la scolarité : l'apparition
ou l'aggravation de difficultés sont susceptibles de se manifester
face à des exigences nouvelles. S'il est vrai que l'école maternelle
est le lieu privilégié où s'exprime pleinement la mission
préventive car c'est le moment où s'ouvre le chemin des
apprentissages scolaires, où les difficultés ne sont pas encore
installées, il serait erroné de réserver au cycle des
apprentissages premiers le temps de la prévention. Les actions de
prévention conservent tout leur sens, avec des objectifs adaptés,
tout au long de l'école primaire.
La prévention des difficultés durables individuelles se fonde
notamment sur l'observation. Conduite par les membres des RASED,
celle-ci s'effectue à partir des questions que se pose le maître,
des problèmes qu'il a commencé à percevoir sur la base de prises
d'information quotidiennes ou d'évaluations qu'il a pratiquées. Elle
gagne à se réaliser dans des contextes différents, les écarts
étant toujours riches d'indications :
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dans la
classe, au moment des activités collectives, de telle façon que
les élèves soient vus face à des tâches scolaires dans un
fonctionnement normal de classe ;
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dans ou hors
la classe, dans le cadre de petits groupes animés par un maître
spécialisé ou un psychologue scolaire qui créent les conditions
propres à susciter un certain nombre de comportements dont ils
souhaitent observer la mise en œuvre.
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Elle peut aussi
mobiliser des stratégies d'évaluation collective à condition que
celles-ci soient ciblées et pertinentes, choisies avec les
enseignants qui sont associés à la passation et à l'analyse des
résultats. À l'inverse, des situations telles que les évaluations
nationales (CE2, GS et CP) ne peuvent que bénéficier des analyses
des membres des RASED.
Pour un certain nombre d'enfants, une étude approfondie s'avère
indispensable ; elle nécessite des bilans personnalisés pour
lesquels plusieurs compétences peuvent être requises, celles du
psychologue scolaire en particulier.
L'observation, l'évaluation initiale, les bilans permettent, pour les
élèves concernés, de circonscrire des objectifs sur lesquels
l'équipe éducative doit se mobiliser en priorité. La mission de
prévention pour les membres des RASED va jusqu'à concourir à la
recherche d'un ajustement des conditions de l'apprentissage dans la
classe.
La collaboration qui doit s'établir entre les enseignants et les
intervenants spécialisés renforce la qualité de l'observation et du
suivi des élèves. Elle favorise le perfectionnement et l'ajustement
des techniques, la pertinence de l'interprétation des faits ainsi que
la conception d'actions pédagogiques et éducatives adaptées aux
individus et aux groupes. Cette collaboration entraîne des
modifications des attitudes individuelles et collectives devant les
difficultés des élèves, ainsi qu'une meilleure compréhension de
leur situation.
S'il est un domaine qui nécessite une attention plus particulière,
c'est celui du langage oral et écrit dans la période des cycles I et
II ; le repérage précoce de signes qui inquiètent, de difficultés
qui persistent malgré des aides doit conduire les maîtres à
solliciter les membres des RASED pour des actions complémentaires à
la leur et, le cas échéant, pour des bilans plus précis et complets
que ceux qui peuvent être faits en classe. Les médecins de
l'éducation nationale peuvent être appelés à procéder à des
examens des enfants concernés. Après une synthèse réalisée à
l'école par l'équipe éducative, les familles sont orientées vers
des centres de référence si des hypothèses de troubles spécifiques
de l'apprentissage du langage oral ou écrit existent. Les actions à
conduire en faveur d'élèves présentant ces troubles sont
précisées dans la circulaire interministérielle n° 2002-024 du 31
janvier 2002 parue au B.O n° 6 du 7 février 2002 : Mise en œuvre
d'un plan d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique
du langage oral et écrit.
La
remédiation
Quand la situation des enfants le requiert, les membres des
RASED concourent, avec les maîtres qui le demandent, à
l'élaboration des projets pédagogiques personnalisés ; dans ce
cadre, ils peuvent participer à la construction et à la mise en
œuvre de réponses adaptées dans la classe.
Pour réduire les difficultés analysées, les démarches de
remédiation doivent :
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localiser les
obstacles à la réussite, en associant l'élève à cette
recherche autant que faire se peut ; |
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établir avec
l'élève les objectifs en vue desquels il peut se mobiliser; |
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proposer des
situations, des activités, des supports, des échéances et des
modalités d'évaluation, à travers lesquels il peut se diriger
vers cet objectif.
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L'aide
spécialisée est adaptée à chaque élève, même si elle est
dispensée dans un petit groupe ; elle mobilise des stratégies, des
méthodes voire des outils particuliers et un savoir-faire propre aux
maîtres spécialisés. Elle constitue, en complément à l'action du
maître, une remédiation spécifique aux difficultés circonscrites.
Dans la plupart des cas, elle a pour objectif de favoriser la
conquête d'acquisitions qui n'ont pu être faites dans les activités
ordinaires d'enseignement, de reconstruire des représentations, des
connaissances, etc. Les démarches doivent prendre en compte une
analyse des succès et des réussites et s'appuyer sur ceux-ci pour
revaloriser les élèves et contribuer à leur motivation face aux
efforts à fournir.
II.2
Les relations RASED-écoles
La réussite scolaire de tous les élèves requérant une coopération
professionnelle étroite des différents acteurs, toutes les mesures
de nature à améliorer la communication sont à rechercher : le
directeur d'école a certainement un rôle décisif pour favoriser
l'intégration des activités des personnels spécialisés au sein de
la vie pédagogique de l'école. Certains départements ont mis en
place avec profit un "correspondant RASED" par école ;
c'est un membre du RASED qui est l'interlocuteur privilégié de
l'école et qui alerte ses collègues quand des enseignants en
appellent à la présence de personnels spécialisés pour un nouveau
cas d'élève. Il assiste aux divers conseils de l'école, en
particulier les conseils de maîtres de cycle où sont élaborées des
stratégies d'aides aux élèves en difficulté.
Les relations RASED-écoles sont aussi favorisées par la
formalisation des procédures de demandes d'aide. Le demandeur
définit ce qui pose problème et présente les réponses qu'il a
tenté d'apporter aux difficultés repérées et leurs effets.
Certaines circonscriptions ont élaboré des documents de
"demande d'aide spécialisée" ou de "demande
d'intervention". L'intérêt de ce travail qui gagnerait à se
généraliser réside principalement dans la procédure d'élaboration
collective qui conduit à expliciter des critères communs, à
éclaircir les registres dans lesquels les difficultés se
manifestent, mais aussi les éléments positifs sur lesquels il est
possible de s'appuyer. C'est pourquoi cette formalisation des
procédures ne se réduit pas à la rédaction d'une "fiche"
et ne se substitue pas aux échanges indispensables entre les parties
prenantes à l'élaboration du projet d'aide.
De manière générale, un travail régulier entre équipes
pédagogiques et membres des RASED, associant le médecin ainsi que
les infirmières de l'éducation nationale, qui permet la
confrontation et la synthèse d'approches plurielles, ne peut que
favoriser la compréhension et la prise en charge des difficultés de
divers ordres que les écoles rencontrent.
Les interventions des personnels du RASED sont effectuées dans le
respect du règlement scolaire. Le conseil d'école est tenu informé
de l'organisation des aides spécialisées.
II.3
Plusieurs formes d'intervention
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Les
aides spécialisées à dominante pédagogique
Elles sont adaptées aux situations dans lesquelles les
élèves manifestent des difficultés avérées à comprendre et
à apprendre alors même que leurs capacités de travail mental
sont satisfaisantes.
En référence aux domaines d'activités de l'école maternelle ou
aux domaines disciplinaires de l'école élémentaire, les actions
visent à la maîtrise des méthodes et des techniques de travail,
à la stabilisation des acquisitions et à leur transférabilité,
à la prise de conscience des manières de faire qui conduisent à
la réussite.
Les conditions créées favorisent l'expérience du succès et la
prise de conscience des progrès.
Ces aides sont assurées par des enseignants spécialisés
titulaires du CAPSAIS option E.
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Les
aides spécialisées à dominante rééducative
Elles sont en particulier indiquées quand il faut faire
évoluer les rapports de l'enfant à l'exigence scolaire,
restaurer l'investissement scolaire ou aider à son instauration.
En effet, si la réussite scolaire suppose que les processus
cognitifs soient efficients, elle requiert aussi un bon
fonctionnement des interactions avec le maître et les autres
élèves, ainsi que des capacités à répondre aux sollicitations
permanentes, et parfois pressantes, de l'institution scolaire.
Face à cela, certains enfants, du fait des conditions sociales et
culturelles de leur vie ou du fait de leur histoire particulière,
ne se sentent pas "autorisés" à satisfaire aux
exigences scolaires, ou ne s'en croient pas capables, ou ne
peuvent se mobiliser pour faire face aux attentes (du maître, de
la famille, etc.). Les aides spécialisées à dominante
rééducative ont pour objectif d'amener les enfants à dépasser
ces obstacles, en particulier en les aidant à établir des liens
entre leur "monde personnel" et les codes culturels que
requiert l'école, par la création de médiations spécifiques.
C'est la raison pour laquelle les aides spécialisées
s'effectuent avec l'accord des parents et, dans toute la mesure du
possible, avec leur concours.
Ces aides sont dispensées par les enseignants spécialisés
titulaires de l'option G du CAPSAIS.
En relation avec le maître de la classe qui doit aussi se donner
cet objectif, les interventions à visée rééducative doivent
favoriser un engagement actif de l'enfant dans les différentes
situations, la construction ou la restauration de ses compétences
d'élève. La (re)conquête du désir d'apprendre et de l'estime
de soi, l'ajustement des conduites émotionnelles, corporelles et
intellectuelles doivent permettre une meilleure efficience dans
les activités proposées en classe et dans les apprentissages.
C'est cette finalité qui ne doit pas être perdue de vue.
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Ces
deux formes d'aides ne doivent pas être considérées
comme des spécialisations cloisonnées. Ainsi, le maître chargé
des aides à dominante pédagogique doit prendre en considération
le découragement induit par des difficultés persistantes, voire
des moments de désaffection ou de rejet de l'école. Le maître
chargé des aides à dominante rééducative ne peut refuser de
prendre en compte des demandes scolaires des enfants. Les
médiations utilisées dans l'un et l'autre cas peuvent être
partiellement identiques mais prennent un sens différent en
fonction du projet propre à chaque enfant.
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Le
suivi psychologique
Le psychologue scolaire organise des entretiens avec les enfants
en vue de favoriser l'émergence du désir d'apprendre et de
s'investir dans la scolarité, le dépassement de la
dévalorisation de soi née de difficultés persistantes ou
d'échecs antérieurs. Il peut aussi proposer des entretiens au
maître ou aux parents pour faciliter la recherche des conduites
et des comportements éducatifs les mieux ajustés en fonction des
problèmes constatés.
Le psychologue scolaire conseille aux parents une consultation
extérieure à l'école quand la situation requiert une prise en
charge qui ne peut être assurée au sein de l'école, ou lorsque
des investigations approfondies semblent nécessaires (notamment
quand des troubles psychopathologiques ou neuropsychologiques
peuvent être suspectés).
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II.4
Une diversité de modes d'organisation adaptée aux besoins des
élèves
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La mise en
œuvre des aides spécialisées est entreprise à l'issue de la
mise en commun des différentes approches de la situation
particulière de l'élève effectuées au moins par le maître de
la classe et les intervenants concernés du réseau d'aides. C'est
dans le cadre d'une concertation organisée dans le conseil des
maîtres de cycle que s'effectue le choix des modalités d'aide.
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Il en
résulte un projet d'aide spécialisée qui donne lieu à un
document écrit. Ce document décrit les éléments qui
caractérisent la situation de l'élève, énonce les objectifs
visés, prévoit la démarche et les supports qui vont organiser
l'action, donne une estimation de sa durée, indique les
modalités de son évaluation. La réalisation du projet intègre
au fur et à mesure les transformations des conduites de l'enfant
et les ajustements nécessaires à cette évolution. Celle-ci doit
toujours pouvoir donner lieu à une communication sous une forme
adaptée aux différents interlocuteurs concernés (maîtres de la
classe, parents, élèves eux-mêmes, autres intervenants,
autorités académiques, etc.). Les parents sont régulièrement
informés des bilans et des propositions de modification, de
poursuite ou d'arrêt du projet.
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Un ajustement
des emplois du temps des enseignants est recherché afin de ne pas
induire de désavantage (privation systématique du même type
d'activité par exemple) pour les élèves qui bénéficient d'une
aide spécialisée lorsque celle-ci est extérieure à la classe.
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Les aides
sont mises en œuvre dans la classe ou en dehors, dans le cadre
d'un travail de groupe, ou individuellement. Le mode de
constitution des groupes, comme le choix d'une prise en charge
individualisée, répond à des objectifs précis qui, seuls, les
justifient et qui doivent être explicites. L'intervention
simultanée de l'enseignant spécialisé ou du psychologue
scolaire et du maître de la classe, pour des activités
organisées conjointement, fait partie des modalités d'aide qui
peuvent être mises en œuvre par ces personnels, en fonction des
objectifs qu'ils se sont fixés.
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L'organisation
temporelle des aides spécialisées ne saurait être pensée de
manière uniforme. Le rythme et la densité doivent être adaptés
aux problèmes traités. Tout projet individualisé d'aide doit
prévoir cette organisation et des échéances possibles de fin ;
l'arrêt de l'aide spécialisée ne saurait être brutal. Il
convient de ménager une période intermédiaire dans laquelle
l'élève continue à bénéficier d'un suivi adapté pour
favoriser sa réassurance dans des conditions habituelles de
travail scolaire.
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Certaines
formes de groupement d'élèves méritent une attention
particulière. Classe et regroupement d'adaptation sont deux des
modalités de prise en charge que tendent à rapprocher le terme
"adaptation" et la formation du maître spécialisé qui
en a la responsabilité (maître titulaire du CAPSAIS option E),
mais qui diffèrent nettement par leurs conditions de mise en
œuvre.
La classe d'adaptation fonctionne dans la continuité selon la
dynamique d'un groupe-classe permanent à effectif réduit (15
élèves maximum) ; les élèves y ont le maître spécialisé
pour référent essentiel même si un décloisonnement pour un
temps limité les met en contact avec une autre classe, un autre
maître. Ils n'y séjournent pas plus d'une année.
La transition avec la classe de référence que doit fréquenter
l'élève à l'issue de ce passage nécessairement court en classe
d'adaptation doit faire l'objet d'une attention particulière. Il
convient, entre autres, de veiller à développer la capacité de
l'élève à réinvestir les compétences qu'il a acquises, dans
le contexte "ordinaire" d'une classe.
Le regroupement d'adaptation qui peut avoir une variété de
formes (types de difficultés, durée et rythme de la prise en
charge) fonctionne de manière discontinue. Le nombre d'élèves
qui le constitue est variable et leurs classes d'appartenance
peuvent être différentes. Les élèves qui composent un même
regroupement d'adaptation ont ainsi des référents différents,
qu'il s'agisse des maîtres, des lieux, des règles de
fonctionnement dans le cadre scolaire.
Selon que les difficultés scolaires sont plus ou moins
importantes et généralisées aux divers domaines d'activités ou
champs disciplinaires, que des problèmes de comportement s'y
conjuguent ou pas, l'indication sera donnée pour la classe ou
pour le regroupement d'adaptation. La mise en place de ces
modalités de fonctionnement est discutée avec le conseil des
maîtres ; le projet d'école prend en compte les dispositifs
décidés.
La mise en place d'une classe d'adaptation ne vaut que pour la
période déterminée par le projet spécifique nécessaire pour
un groupe d'élèves en difficulté. Si elle ne peut être
considérée comme une classe ordinaire de l'école pour
l'établissement de la carte scolaire, elle doit, du fait des
tâches d'animation et de coordination que requiert son
fonctionnement, être prise en compte pour l'attribution des
décharges de direction.
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La
difficulté scolaire "grave" recouvre des situations
d'élèves différentes. Actuellement c'est au cycle III que les
réponses s'avèrent les plus lacunaires. Pour certains enfants,
le passage dans ce cycle s'effectue dans des conditions délicates
car ils maîtrisent encore mal les apprentissages fondamentaux
malgré des aides antérieures.
Des réponses peuvent être recherchées avec l'aide des
personnels spécialisés des réseaux d'aides, de manière à
organiser des regroupements d'adaptation permettant à ces
élèves de consolider la maîtrise des apprentissages
fondamentaux sans les priver de la stimulation que représente
leur classe de référence. Pour atteindre leur objectif
essentiel, ces regroupements doivent avoir une fréquence forte et
une durée substantielle. On ne peut exclure a priori
l'opportunité d'une classe d'adaptation, si elle correspond mieux
à l'analyse qui peut être faite des difficultés de certains
élèves, sous réserve que l'affectation dans cette classe ne
soit pas d'une durée supérieure à l'année scolaire ; à titre
de transition, c'est avant la fin de l'année scolaire qu'une
progressive intégration dans une classe de référence devra
intervenir. Néanmoins, il convient de ne retenir cette solution
qu'à titre exceptionnel ; bien conduites, les mesures
antérieures de prévention doivent aboutir à rendre ces cas
rares.
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Il faut
rappeler que toute forme d'aide spécialisée revêt une
signification aux yeux des élèves qui en bénéficient, ainsi
que de leurs parents, et suscite en même temps une inquiétude
face aux difficultés reconnues et l'espoir que ces difficultés
pourront être réduites. Il est donc essentiel que l'élève soit
associé à la démarche et en perçoive clairement le sens et
l'utilité, quelle que soit la forme d'aide choisie. Les parents
doivent être informés et associés au travail concernant les
difficultés de leur enfant dans des conditions qui préservent la
confiance en l'école et facilitent le processus d'aide.
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II.5
Les personnels des réseaux d'aides spécialisées
Interviennent dans le réseau d'aides spécialisées aux élèves en
difficulté :
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les
psychologues scolaires ; |
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des
instituteurs ou professeurs des écoles spécialisés chargés
d'aides spécialisées à dominante rééducative, titulaires du
CAPSAIS option G;
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des
instituteurs ou professeurs des écoles spécialisés chargés
d'aides spécialisées à dominante pédagogique, titulaires du
CAPSAIS option E.
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La
composition du réseau d'aides spécialisées garantit la présence
des trois types de personnels afin de pouvoir procéder à l'analyse
des besoins particuliers de chaque élève et proposer les aides
spécialisées adaptées. Le secteur d'intervention des personnels est
déterminé de telle façon qu'il garantisse une véritable
efficacité pédagogique, en évitant une dispersion préjudiciable.
Lorsque les personnels sont appelés à se déplacer, les frais
occasionnés sont prévus lors de l'implantation des emplois.
Un temps équivalent en moyenne à trois heures par semaine est
réservé aux activités de coordination et de synthèse pour tous les
personnels des RASED.
Les maîtres chargés des aides spécialisées à dominante
pédagogique et à dominante rééducative assurent le même nombre
d'heures hebdomadaires que leurs collègues titulaires d'une classe,
le temps de coordination et synthèse étant inclus dans ce temps de
service hebdomadaire.
L'emploi du temps des psychologues scolaires permet la souplesse
nécessaire à l'exercice de l'ensemble de leurs missions. Leurs
obligations de service sont fixées comme suit : 24 heures sont
consacrées aux actions de prévention, aux examens cliniques ou
psychométriques, aux entretiens avec les familles et les enseignants,
aux suivis psychologiques, aux réunions de coordination et de
synthèse internes à l'école ou avec les services extérieurs, aux
réunions des commissions d'éducation spéciale, aux actions
d'intégration, à la participation à des réunions
institutionnelles, aux activités d'étude et de formation. L'action
auprès des enfants s'inscrit dans le temps de présence scolaire de
ces enfants. Les entretiens avec les parents ou avec les enseignants,
les relations avec les organismes et services extérieurs peuvent se
dérouler en dehors du temps de présence des élèves pour tenir
compte des disponibilités des différents acteurs. Le dépouillement
des tests et leur interprétation, l'analyse des entretiens, la
rédaction des comptes rendus, les courriers, la préparation des
réunions, l'information personnelle sont effectués en dehors de ce
temps de service.
III - De l'intégration individuelle
au dispositif collectif : scolariser les élèves en situation de
handicap
Certains enfants présentent, très précocement, des besoins
éducatifs particuliers tels que leurs parents sont conduits à saisir
la commission départementale d'éducation spéciale (CDES) bien avant
le début de leur scolarité. Cette saisine permet à l'enfant, dès
la naissance si besoin est, de bénéficier des aides éducatives,
rééducatives ou des soins appropriés, afin de réduire les
incapacités et désavantages liés à une déficience sensorielle ou
motrice ou à des atteintes d'origines diverses, induisant des
perturbations du fonctionnement mental.
Chaque école a vocation à accueillir les enfants handicapés
relevant de son secteur de recrutement. Lorsque le directeur reçoit
la demande des parents, il examine avec l'équipe éducative les
conditions d'accueil et veille à informer la commission de
circonscription préscolaire et élémentaire (CCPE) qui notifie cette
intégration aux parents. La CCPE est le garant de l'action engagée
et veille à la mise en place et au suivi du projet individualisé.
Le médecin de l'éducation nationale ainsi que le psychologue
scolaire apportent leurs compétences particulières pour aider
l'équipe éducative à réussir l'accueil.
S'il s'avère que dans telle école particulière, les conditions
effectives de l'intégration ne sont pas réunies, il appartient au
directeur de l'école d'informer immédiatement l'inspecteur de
l'éducation nationale chargé de la circonscription, président de la
CCPE, afin que soit recherchée une solution scolaire adaptée en
réponse à la demande des parents. Aucun enfant ne doit rester sans
solution scolaire et éducative.
III.1
Des modalités d'intégration souples et diversifiées
Dès les circulaires de 1982 et 1983, a été retenu le principe d'une
souplesse dans les formes et les modalités de l'intégration
scolaire.
Dès l'âge de trois ans, si leur famille en fait la demande, les
enfants porteurs de maladies ou de handicaps peuvent être scolarisés
à l'école maternelle. Toutefois, pour répondre aux besoins
particuliers qui sont les leurs, il est le plus souvent indispensable
de mettre en place un projet individualisé qui assure la
compatibilité entre la scolarité et l'accompagnement, éducatif,
rééducatif ou thérapeutique, qui leur est nécessaire.
Ainsi, il est possible d'envisager des intégrations à temps partiel,
en particulier pour des enfants très jeunes. Toutefois, il importe
que ce temps d'intégration soit inclus dans un projet cohérent de
prise en charge de l'enfant, qui lui permette de réels progrès et
qui ne laisse pas à la famille, la responsabilité exclusive de
rechercher les accompagnements appropriés.
Plus généralement, si une scolarisation progressive est parfois
judicieuse pour tenir compte de la fatigabilité de l'enfant, il
convient d'attirer l'attention sur le fait que des projets
d'intégration trop partiels sont presque toujours voués à l'échec.
Pour se familiariser avec la classe, y trouver ses repères, en
connaître les règles de fonctionnement, tout enfant, qu'il soit ou
non handicapé, a besoin de temps. Les apprentissages sociaux
s'effectuent nécessairement dans la durée, ils sont scandés par des
périodes d'adaptation et des paliers. Sauf exception, il convient
donc d'éviter des projets d'intégration trop limités,
déstabilisants pour l'enfant et ses parents, comme pour le maître et
les élèves de la classe.
Les démarches d'intégration individuelle à l'école maternelle se
sont beaucoup développées au cours des dernières années et ont
fait la preuve de leur efficacité pour favoriser le développement
cognitif et social des enfants en situation de handicap, comme
d'ailleurs celui de tous les enfants. De plus, le temps d'intégration
individuelle à l'école maternelle rend possible un suivi attentif
associant étroitement les parents. Il crée les conditions favorables
à une préparation du passage à l'école élémentaire. Ce suivi
doit permettre, le plus souvent possible, l'élaboration d'une
démarche d'intégration scolaire.
Un projet d'intégration individuelle dans une classe élémentaire
sera élaboré chaque fois que la démarche apparaît réalisable et
permet à l'élève de poursuivre tous les apprentissages dont il est
capable.
Pour assurer l'accompagnement de l'intégration individuelle, certains
départements ont mis en place avec succès des postes d'enseignants
spécialisés itinérants, titulaires des options du CAPSAIS
correspondant au type de handicap présenté par les élèves. Cette
formule s'avère efficace en ce qu'elle permet d'apporter un soutien
pédagogique approprié aux élèves mais également informations et
aide aux enseignants qui intègrent. Son efficacité est cependant
conditionnée par la délimitation d'un secteur d'intervention
"raisonnable" pour le maître spécialisé, de telle sorte
qu'il ne consacre pas un temps excessif en déplacements, lesquels
occasionnent en outre des frais qui doivent être prévus lors de la
création de ce type d'emplois.
Il est important de souligner qu'un certain nombre d'enfants
handicapés peuvent être intégrés individuellement avec les moyens
propres de l'école et/ou avec l'appui d'aides techniques. Dans bien
des cas néanmoins l'accompagnement par un service spécialisé ou de
soins est indispensable.
La présence d'un auxiliaire de vie scolaire est utile dans certains
cas mais elle ne peut être une condition de la scolarisation. De
même, elle n'a besoin d'être permanente que dans de rares
situations. Le plus souvent, l'auxiliaire de vie scolaire n'intervient
que sur une partie du temps scolaire. Ce type de mission peut être
assuré soit par des auxiliaires de vie scolaire salariés de services
associatifs ou de collectivités locales ou par des aides-éducateurs,
même si la mission de ces derniers est plus souvent centrée sur
l'aide collective à l'intégration.
L'auxiliaire de vie scolaire peut être amené à effectuer quatre
types d'activités : des interventions dans la classe définies en
concertation avec l'enseignant (aide pour écrire, manipuler le
matériel dont l'élève a besoin, ...) ou en dehors des temps
d'enseignement (inter-classes, repas, ...), des participations aux
sorties de classes occasionnelles ou régulières, l'accomplissement
de gestes techniques ne requérant pas une qualification médicale ou
paramédicale particulière, ainsi qu'une collaboration au suivi des
projets d'intégration (réunions d'élaboration et de régulation du
projet individualisé, participations aux rencontres avec la
famille...)
En conséquence, la préconisation de l'accompagnement d'un élève
par un auxiliaire doit être fondée sur une analyse précise des
besoins propres de l'élève. Elle doit être motivée avec soin, en
particulier lorsqu'il s'agit d'une présence à temps plein.
L'instruction des dossiers est réalisée par la CCPE sur la base de
critères partagés, élaborés au plan départemental ; les dossiers
sont ensuite soumis à la CDES qui rend un avis. Dans tous les cas,
même lorsqu'il s'agit d'une présence à temps partiel, la
préconisation de l'aide par l'auxiliaire de vie scolaire est assortie
d'une échéance précise, mentionnant la date fixée pour la
révision de cette attribution.
Une intégration dans un dispositif collectif, la classe
d'intégration scolaire (CLIS), sera proposée dès lors que les
besoins de l'élève sont tels que des aménagements substantiels
doivent être apportés au moins sur certains aspects de la
scolarité.
Ce mode d'intégration est opportun s'il s'avère plus propice à
l'acquisition des compétences scolaires, voire de compétences
particulières en relation avec les besoins de l'enfant (par exemple,
apprentissage du braille pour l'enfant aveugle, consolidation du
projet linguistique, oraliste ou bilingue, pour l'enfant sourd,
adaptations de certains apprentissages pour tenir compte de
difficultés électives sévères, aménagement du rythme
d'apprentissage pour des enfants présentant des maladies invalidantes
ou des déficiences motrices complexes...)
III.
2 Une diversité de CLIS mais un point commun : la cohérence du
projet pédagogique
La CLIS est une classe de l'école et son projet intégratif est
inscrit dans le projet d'école. Elle a pour mission d'accueillir de
façon différenciée dans certaines écoles élémentaires ou
exceptionnellement maternelles, des élèves en situation de handicaps
afin de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus
scolaire ordinaire.
L'admission en CLIS d'un élève est subordonnée à la décision
d'une des commissions d'éducation spéciale. La situation des
élèves est révisée régulièrement conformément aux dispositions
de la circulaire du 22 avril 1976.
L'effectif de ces classes est limité à 12 élèves, mais, dans
certains cas (par exemple, troubles graves du développement),
l'effectif envisagé doit être très sensiblement inférieur.
La CLIS compte pour une classe dans le calcul du nombre de classes de
l'école, notamment pour l'attribution des décharges de direction.
L'effectif des élèves de CLIS est comptabilisé séparément de
l'effectif des autres classes de l'école en ce qui concerne les
mesures de carte scolaire.
Les maîtres chargés de CLIS sont titulaires du certificat d'aptitude
aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et
d'intégration scolaires (CAPSAIS).
Il est souhaitable de maintenir quatre types de CLIS répondant aux
besoins d'enfants différents. De même, l'organisation de la classe
d'intégration scolaire autour d'un projet élaboré pour des élèves
présentant des besoins du même ordre n'est pas remise en cause.
Toutefois, il n'apparaît pas opportun de l'organiser sur le fondement
d'une catégorie diagnostique exclusive, celle-ci ne garantissant
aucunement que les enfants présentent des besoins identiques.
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Les
CLIS 1 ont vocation à accueillir des enfants présentant des
troubles importants des fonctions cognitives qui peuvent avoir des
origines et des manifestations très diverses : retard mental
global, difficultés cognitives électives, troubles psychiques
graves, troubles graves du développement...
Cela conduit à souligner la nécessité d'attacher une attention
particulière à la composition de chaque classe de manière à
assurer la compatibilité des projets individualisés avec le
fonctionnement collectif du groupe. La constitution du groupe doit
impérativement être effectuée en ayant le souci d'un projet
pédagogique cohérent, condition indispensable de progrès pour
les élèves. Il ne s'agit évidemment pas de rechercher une
homogénéité qui serait vide de sens, mais une compatibilité
des besoins des élèves et des objectifs d'apprentissage, qui
rende possible une véritable dynamique pédagogique.
Cela vaut pour tous les types de CLIS, mais revêt une importance
particulière pour la CLIS 1.
Les maîtres chargés de CLIS 1 sont titulaires de l'option D du
CAPSAIS.
Toutefois, les personnels titulaires du CAPSAIS option E en poste
actuellement dans ces classes peuvent y être maintenus. Des
actions de formation continue appropriées leur sont proposées.
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Les
CLIS 2 accueillent des enfants présentant une déficience
auditive grave ou une surdité, et pour lesquels l'orientation
vers un dispositif collectif s'avère opportune.
Toutefois le critère de perte auditive définie de façon
purement audiométrique ne peut constituer le seul élément dans
la décision d'admission. Il convient de prendre en compte
l'ensemble des potentialités de l'enfant, son appétence et ses
compétences en matière de communication, son comportement
social, ses acquisitions scolaires, l'aide familiale qui peut lui
être apportée.
Dans l'élaboration du projet individualisé, un soin particulier
est attaché aux conditions d'un développement optimal de la
communication en français.
Les élèves peuvent bénéficier pour l'enseignement et le
perfectionnement de la parole, dans ses composantes audio-vocales,
de l'intervention d'orthophonistes ou de professeurs de sourds,
titulaires des certifications délivrées par le ministère de
l'emploi et de la solidarité.
Les maîtres chargés de CLIS 2 sont titulaires de l'option A du
CAPSAIS.
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Les
CLIS 3 accueillent des enfants présentant une déficience
visuelle grave ou une cécité, quelles que soient l'origine, la
précocité d'apparition et l'évolution éventuelle de la
déficience.
L'approche de la situation de l'enfant et les décisions qui s'y
rapportent ne peuvent se référer uniquement à l'expression
chiffrée de l'acuité visuelle et à la description du champ de
vison, mais doivent être abordées en tenant compte de la
spécificité des déficiences visuelles importantes ou de la
cécité dans leurs divers aspects.
Dans l'élaboration du projet individualisé on veillera à
prendre en compte, selon les besoins propres à chaque enfant, les
objectifs d'éducation des restes visuels et/ou d'éducation des
suppléances sensorielles. Le recours à des techniques
palliatives ou encore l'utilisation de moyens auxiliaires visant
au développement de l'autonomie seront envisagés. On s'attachera
à assurer le développement de la faculté de s'orienter et de se
diriger ainsi que l'apprentissage de certaines modalités de
communication et d'interactions sociales.
Les maîtres chargés de CLIS 3 sont titulaires de l'option B du
CAPSAIS.
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Les
CLIS 4 accueillent prioritairement des élèves présentant
une déficience motrice. Toutefois, ce n'est pas la seule
déficience motrice qui justifie l'orientation en CLIS, mais bien
les besoins particuliers (fatigabilité, lenteurs et difficultés
d'apprentissages qui y sont associées) qui font pencher pour le
choix d'un dispositif collectif d'intégration offrant une plus
grande souplesse. La gravité de l'atteinte motrice, l'existence
de pathologies associées ne constituent pas, en elles-mêmes des
contre-indications.
Il est également possible de proposer l'orientation vers une CLIS
4 à un élève dont les difficultés d'apprentissage, en liaison
avec une maladie chronique ou invalidante, peuvent nécessiter un
aménagement du rythme des apprentissages. Cela est d'autant plus
envisageable que les enseignants qui exercent dans ces classes
doivent être titulaires de l'option C du CAPSAIS.
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Des
indications pédagogiques détaillées relatives au fonctionnement des
différents types de CLIS feront l'objet d'une publication ultérieure
sous forme de brochure.
Le travail effectué dans les CLIS doit être soutenu par l'action des
établissements ou services sanitaires ou médico-éducatifs. Pour les
élèves scolarisés dans ces classes, leur progression optimale ne
peut être assurée par l'école seule mais implique qu'ils puissent
bénéficier d'accompagnements éducatifs, rééducatifs ou
thérapeutiques. La signature de conventions entre l'inspecteur
d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation
nationale, et les responsables des établissements ou services
concernés permet d'assurer des conditions de coopération plus
efficaces. Toutefois, dans certains cas, les accompagnements
nécessaires peuvent être effectués par des praticiens en exercice
libéral, selon le choix de la famille de l'enfant.
Dans tous les cas où sont prévues des interventions de services de
soins ou des services d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD),
les modalités d'organisation des synthèses, définies en général
dans le projet individuel d'intégration, doivent avoir été
clairement précisées avec les partenaires et prises en compte dans
le projet de la classe, de telle sorte que l'enseignant puisse
assister à ces réunions. La participation indispensable de
l'enseignant de CLIS, aux réunions de coordination et de synthèse,
ne doit pas conduire à réduire le temps de scolarisation des
élèves.
III.
3 La CLIS, une classe "ouverte"
La CLIS constitue dans l'école un dispositif d'intégration, non une
classe fermée sur elle-même. C'est bien la raison pour laquelle
l'existence d'une CLIS dans une école est signalée au mouvement des
enseignants du premier degré, le fonctionnement du dispositif
impliquant tous les enseignants de l'école. Chaque CLIS se
caractérise par un projet d'organisation et de fonctionnement
élaboré par le maître titulaire de la classe en association
étroite avec l'ensemble de l'équipe éducative, incluant évidemment
le médecin de l'éducation nationale et le psychologue scolaire, sous
la responsabilité du directeur d'école et en liaison avec
l'inspecteur de la circonscription. Ce projet est transmis à la CCPE.
Chaque élève scolarisé en CLIS doit pouvoir bénéficier de temps
d'intégration dans des classes ordinaires, autant que ses moyens le
lui permettent. L'enseignant de la CLIS ne peut réussir seul le pari
de la scolarisation des enfants qui lui sont confiés, en gérant
simultanément son projet collectif de classe et les projets
nécessairement individualisés pour chaque élève. Il ne peut y
parvenir que dans une étroite coopération avec l'ensemble de
l'équipe éducative de l'école, incluant, le cas échéant, les
aides-éducateurs dont l'expérience montre qu'ils peuvent largement
contribuer à la réussite de ce processus.
Pour les élèves scolarisés en CLIS 2, 3 et 4, il est indispensable,
en particulier au cycle 3, qu'ils soient intégrés à une classe de
référence, leur permettant de bénéficier d'enseignements dans
toutes les disciplines (objectif très difficile à atteindre en CLIS,
du fait de la diversité des âges des élèves et de leurs besoins).
Mais le processus d'intégration a plus largement pour finalité de
permettre aux enfants scolarisés dans ces classes de prendre la
mesure du fait qu'ils grandissent et apprennent, ce qui se traduit,
entre autres, par le fait de " changer de classe ".
Les élèves de CLIS 1, qui constituent une population d'enfants aux
besoins très divers, doivent également bénéficier, en fonction de
leurs possibilités et de leurs intérêts, de plages d'intégration
qui les encouragent à progresser, à dépasser leurs difficultés.
Les expériences conduites en ce domaine confirment que l'intégration
dans des classes ordinaires, pour des activités précises, est un
puissant facteur de socialisation et de progrès sur le plan cognitif,
pour les élèves qui en bénéficient.
Réciproquement, il ne faut voir que des avantages à ce que, pendant
les temps d'intégration ou dans le cadre de décloisonnements, des
enfants de classe ordinaire viennent dans la CLIS pour participer à
des activités sous la responsabilité du maître. Ces démarches
doivent être prévues dans le projet d'école. Il importe, pour la
réussite du processus intégratif, que le maître de la CLIS soit
perçu par tous les élèves de l'école, non comme un maître
"à part", mais comme un maître "à part
entière".
IV
- Une politique départementale cohérente de l'adaptation et de
l'intégration scolaires
IV.1 Un pilotage départemental
Comme le précise la circulaire n° 2002-111 du 30 avril 2002 (voir
dans ce numéro page 1265), les dispositifs d'adaptation et
d'intégration scolaires constituent des ressources différentes mais
complémentaires pour permettre aux écoles de scolariser tous les
élèves. Leur organisation représente un volet fort de la politique
éducative élaborée au plan académique. Néanmoins, c'est à
l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de
l'éducation nationale (IA-DSDEN), en liaison étroite avec le
directeur départemental des affaires sanitaires et sociales (DDASS),
qu'il revient d'assurer la mise en œuvre et l'actualisation de cette
politique au plan départemental en s'appuyant sur un groupe de
pilotage qui comprend nécessairement le ou les inspecteurs chargés
de l'adaptation et de l'intégration scolaires et les représentants
de l'éducation nationale au sein des groupes Handiscol' de manière
à assurer au mieux la cohérence de l'action départementale.
Le groupe Handiscol' recueille et organise les informations
nécessaires au suivi et à l'adaptation éventuelle de cette
politique. Les travaux qu'il conduit doivent également permettre à
l'inspecteur d'académie de déterminer les ajustements nécessaires
du réseau départemental d'accueil collectif des élèves en
situation de handicap dans des CLIS.
On attachera une importance particulière aux conditions
d'accessibilité, entendue au sens large, de ces classes et aux moyens
spécifiques indispensables à leur équipement et à leur
fonctionnement (mobiliers ou sanitaires aménagés, matériels
pédagogiques adaptés, fournitures spécifiques, ...).
Les critères de répartition et d'implantation des emplois affectés
aux dispositifs de l'AIS, selon les circonscriptions et selon les
écoles, doivent faire l'objet d'un examen d'ensemble au plan
départemental. L'équité dans la distribution des emplois affectés
aux réseaux d'aides s'appuie sur le partage d'indicateurs communs
pour l'analyse des priorités.
L'évaluation du dispositif départemental et des besoins en
personnels qualifiés est assurée de façon régulière, sous
l'autorité de l'IA-DSDEN avec le concours de l'inspecteur chargé de
l'adaptation et de l'intégration scolaire. Le bilan de cette
évaluation fait l'objet d'un rapport annuel présenté au comité
technique paritaire départemental.
Qu'il s'agisse des CLIS ou des réseaux, l'association des
collectivités locales à la réflexion permet de créer les
conditions favorables à leur bon fonctionnement (disponibilité de
locaux, présence de personnels de service qualifiés, financement de
certaines dépenses, ...). Elle doit donc être activement
recherchée.
IV.2
Une élaboration départementale de la carte des CLIS coordonnée avec
l'équipement médico-social
Compte tenu des travaux effectués dans le cadre du groupe Handiscol'
en liaison étroite avec le DDASS, l'IA-DSDEN soumet au CTPD les
ajustements qu'il apparaît nécessaire d'apporter à la carte
départementale des CLIS. Cette carte inclut les CLIS1 qui, dès lors
qu'elles constituent un dispositif de scolarisation fortement
articulé autour du projet pour un groupe d'élèves ayant des besoins
relativement proches, doivent être coordonnées au-delà du seul
territoire de la circonscription. Il est en effet évident que, tout
comme pour les CLIS 2, 3 et 4, les élèves qui y sont affectés ne
relèvent pas nécessairement de la même circonscription. Cela
implique que soit disponible au plan départemental, une information
sur les projets pédagogiques de ces classes, et que leur implantation
géographique fasse l'objet d'une réflexion au plan du département
prenant en compte notamment l'équipement médico-social
départemental susceptible d'assurer la complémentarité en termes
éducatif, pédagogique et thérapeutique nécessaire à la
scolarisation des élèves concernés. Il peut également s'avérer
pertinent de penser des coordinations interdépartementales pour des
CLIS implantées sur des zones limitrophes.
IV.3
Une réutilisation réfléchie des
emplois jusqu'alors affectés aux classes de perfectionnement
Dans une organisation d'ensemble de l'école qui coordonne les
compétences individuelles des enseignants, l'implication des
personnels des réseaux d'aides et les diverses modalités
d'intégration, le maintien des classes de perfectionnement ne saurait
se justifier car elles perpétuent une forme de scolarisation des
élèves en difficulté scolaire, incompatible avec l'école telle que
la définit la loi d'orientation du 10 juillet 1989, telle que
l'organise l'ensemble des textes publiés depuis.
Les classes de perfectionnement, encore existantes, doivent être
impérativement supprimées dans les deux années à venir. Pour
effectuer ces suppressions, deux démarches complémentaires
s'imposent :
 |
procéder
dans chaque CCPE à l'examen individuel de la situation des
élèves actuellement scolarisés en classe de perfectionnement
afin de déterminer, au cas par cas, la solution appropriée.
Chaque enfant actuellement scolarisé dans une de ces classes doit
bénéficier d'un projet personnalisé, auquel participent si
besoin les personnels des RASED, que l'élève soit au cycle II ou
au cycle III ;
|
 |
étudier
au sein des instances paritaires compétentes un plan de
réutilisation des postes correspondant aux besoins recensés dans
le département et complétant les dispositifs existants, soit
pour renforcer les réseaux d'aides spécialisées, soit pour
compléter l'équipement en CLIS. Dans le second cas, il
appartient à l'inspecteur d'académie d'opérer le lien
nécessaire avec les travaux réalisés dans le groupe
départemental Handiscol', en associant étroitement, tant les
différents établissements ou services assurant l'accompagnement
rééducatif ou thérapeutique des élèves, que les
collectivités locales.
|
La
suppression des classes de perfectionnement ne saurait être réduite
à une décision administrative. Elle suppose une réflexion
d'ensemble sur la politique en matière d'adaptation et d'intégration
scolaires dans le premier degré et la recherche des solutions les
plus pertinentes pour les élèves.
IV.4
L'animation des dispositifs - La formation des personnels
Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté
s'intègrent dans un dispositif global au service d'une politique en
faveur de la réussite scolaire. Sous la responsabilité de
l'inspecteur de la circonscription, ce dispositif-ressource, conçu
dans sa globalité au service de tous les élèves de la
circonscription, est mobilisé selon les priorités définies à
l'issue d'une analyse de besoins conduite par les personnels
spécialisés en relation avec les équipes pédagogiques et avec
l'équipe de circonscription.
Il importe que les indicateurs soient partagés par l'ensemble des
acteurs. Pris en compte pour la détermination des priorités, ils
seront aussi utilisés pour l'évaluation globale du dispositif. Le
secteur d'intervention de chaque RASED autour de l'école de
rattachement, de même que le nombre de personnes par RASED, sont
définis selon cette approche globale.
L'inspecteur de la circonscription évalue l'action du réseau en
procédant avec l'ensemble des intervenants à l'examen critique de
son fonctionnement et de ses résultats.
Il procède à l'inspection individuelle des intervenants en situation
professionnelle, à l'exception des entretiens pratiqués avec les
enfants ou leurs familles.
Il associe chaque fois qu'il est possible son collègue spécialisé
à cette activité.
Il est régulièrement informé de l'emploi du temps des membres des
RASED, et de leurs variations éventuelles dans le cours de l'année.
Il veille à organiser régulièrement des réunions de concertation
et met en place, en collaboration avec les membres des RASED, les
conditions de l'évaluation de leurs activités (instruments,
périodicité, etc.). Quand elle est possible, la participation des
directeurs d'école est un facteur positif pour la cohérence du
travail entrepris en faveur des élèves en difficulté.
Les personnels des RASED et des CLIS sont associés aux animations
pédagogiques et aux stages de formation continue conçus en faveur
des enseignants de la circonscription.
Il est également pertinent d'organiser au plan départemental des
échanges de pratiques sur des problématiques communes, notamment à
l'attention des enseignants de CLIS trop souvent isolés. La
coanimation par l'inspecteur chargé de l'adaptation et de
l'intégration scolaires et un autre inspecteur est une solution à
envisager aussi souvent que possible. On ne verra que des avantages à
associer à ces actions de formation, autant qu'il est possible, des
personnels assurant l'accompagnement éducatif, rééducatif ou
thérapeutique des élèves.
Des actions spécifiques doivent également être conçues à
l'intention des équipes engagées dans des démarches d'intégration,
éventuellement dans un cadre académique.
Les actions du plan de formation continue destinées aux personnels
spécialisés doivent intégrer, si nécessaire, le changement que
peut représenter la suppression des classes de perfectionnement et,
dans tous les cas, accompagner la mise en œuvre de la politique départementale
afin d'aider à l'évolution des pratiques.
Des actions rassemblant des équipes d'école où sont implantées des
CLIS doivent faciliter l'organisation et le fonctionnement de ces
classes.
De même ,il convient d'envisager l'organisation d'actions de
formation continue permettant aux enseignants spécialisés de mieux
répondre aux besoins d'élèves présentant des difficultés sur le
plan langagier et notamment des troubles spécifiques du langage, trop
peu identifiés jusqu'à maintenant. En effet, quelle qu'en soit
l'origine, ces difficultés doivent toujours faire l'objet d'une
attention particulière à la mesure de leurs répercussions possibles
sur les apprentissages scolaires. En outre, lorsqu'il s'agit de
difficultés liées à des troubles spécifiques du langage, leur
prise en charge s'effectue nécessairement au long cours, durant la
scolarité de l'élève.
Plus globalement, la formation continue des enseignants spécialisés
doit leur permettre d'actualiser leurs connaissances et leurs
compétences pour mieux répondre aux besoins particuliers des
élèves qui leur sont confiés, qu'il s'agisse des utilisations
possibles des technologies de l'information ou de la communication ou
des apports de la recherche, notamment dans le domaine des
apprentissages.
Il est également nécessaire de concevoir des actions de formation
visant à soutenir et faciliter le travail d'équipes
pluri-disciplinaires.
Ce plan d'ensemble doit également conduire à clarifier les options
du CAPSAIS requises pour chaque poste spécialisé, en relation avec
un plan de formation des personnels. En effet, compte tenu des besoins
particuliers des élèves auxquels ils ont affaire, il est
indispensable que des personnels ayant une formation spécialisée
soient affectés sur ces emplois.
Pour favoriser l'accès à la spécialisation des enseignants du
premier degré, il conviendra de favoriser une diversification des
modalités de formation, adaptées aux options, de telle sorte que
davantage de souplesse soit possible dans l'accès à la
certification.
Cette
circulaire abroge et remplace les circulaires n° 90-082 du 9 avril
1990 (Mise en place et organisation des réseaux d'aides
spécialisées aux élèves en difficulté) et n° 91-304 du 18
novembre 1991 (Scolarisation des enfants handicapés à l'école
primaire. Classes d'intégration scolaire - CLIS).
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR
Pour la ministre de l'emploi et de la solidarité
et par délégation,
La directrice générale de l'action sociale
Sylviane LEGER
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